Pourquoi les impôts augmentent-ils toujours à Orsay ?

Pourquoi les impôts augmentent-ils toujours à Orsay ?

Nouvelle augmentation en 2018 !

Pourquoi les impôts augmentent-ils toujours à Orsay ? Le conseil municipal a voté les impôts locaux (Taxe d’Habitation, Taxe Foncière, Taxe Foncière pour le non Bâti) le 27 mars 2018. Ainsi qu’il s’en glorifie à chaque occasion, le maire n’a pas augmenté les taux d’imposition. Et pourtant la ponction fiscale de notre commune Orsay a encore augmenté, passant de 14.592.432 € (866 € par habitant) en 2017 à 14.782.134 € en 2018 (877 € par habitant), pour une population constante évaluée à 16.856 personnes : +1.3% en un an.

Geler les taux ne suffit pas

Pourquoi encore une telle augmentation ? Parce que les impôts sont le produit de taux (fixés par la commune) par des bases fiscales (fixées par l’état). Et les bases augmentent assez rapidement chaque année.

Une dérive insupportable à la longue

A ce rythme, les augmentations finissent par peser lourdement : 20% depuis 2008, période au cours de laquelle M.ROS se glorifie de n’avoir pas augmenté les taux des taxes locales. Les orcéens déjà présents en 2008 se souviennent que ces taux avaient été brutalement augmentés par la nouvelle majorité sortie des urnes : la pression fiscale à Orsay avait augmenté de 22% en une seule fois. Soit une dérive de + 45 % en 11 ans !

Stabiliser la pression fiscale c’est possible

M. le Maire se dédouane en rappelant que l’augmentation des bases n’est pas de son fait mais celui de l’Etat. Ce qui ne dégage pas sa responsabilité pour autant : rien n’interdisait à la commune de baisser les taux de 1.3% en 2018, ce qui aurait stabilisé la ponction fiscale sur Orsay. D’ailleurs la CPS et le SIOM ont fortement baissé le taux de leurs prélèvements : ce qui nous vaut une baisse de la taxe foncière en 2018, malgré l’augmentation de la part orcéenne.

Voici une piste pour ramener progressivement la pression fiscale sur Orsay au niveau de celle des autres communes de la CPS (Orsay dépasse Gif de 26%).

La taxe d’habitation persistera à Orsay

On nous dit que ce problème serait réglé les prochaines années par la « disparition » de la taxe d’habitation. Et non ! La taxe d’habitation subsistera pour une part importante des orcéens et la totalité des propriétaires continuera à payer la taxe foncière. Matraquer fiscalement cette forte minorité pour dépenser sans contrainte serait une grave erreur.

Matraquage fiscal et chômage vont de pair!

Outre son caractère foncièrement inique, une telle politique fiscale tirerait vers le bas toute la ville, de même que le matraquage fiscal concentré sur les classes moyennes et aisées a tiré la France vers le bas en termes d’emplois et de pouvoir d’achat.

Laxisme Budgétaire

Laxisme budgétaire

Les impôts augmentent

Laxisme Budgétaire : depuis 2009, à chaque vote du budget, le maire souligne qu’il n’a pas augmenté le taux des impôts communaux, sans préciser que le contribuable payera plus du fait de l’augmentation des bases. Il oublie aussi de mentionner qu’en 2008 il avait considérablement augmenté les taux, faisant progresser l’impôt communal de 22% en une seule année et que depuis nous en subissons chaque année les conséquences.

Malgré des rentrées exceptionnelles

Cette année encore rien de changé. L’équipe municipale a refusé tout geste envers les contribuables en refusant de diminuer le taux des impôts communaux pour 2019 malgré une conjoncture économique plus favorable (vente de biens publics assurant une rentrée exceptionnelle de 1,2M€, et aussi la municipalité recevra de l’état la compensation à l’euro près de la part supprimée de la taxe d’habitation, que 68% des Orcéens continueront d’ailleurs de payer au prix fort au moins jusqu’en 2022 au moins). Laxisme Budgétaire.

Avec des priorités discutables

Rien de changé non plus dans les choix d’investissement. Outre des remises aux normes obligatoires ou bénéficiant de subventions liées aux économies d’énergie, l’essentiel des dépenses d’investissement est consacré à des activités ludiques (sport, spectacles …), les dépenses structurelles plus fondamentales comme l’assainissement et la voirie, ne recevant que l’attention et la portion congrue. Néanmoins, nous saluerons l’augmentation du budget assainissement même si nous pensons que cette augmentation aurait dû être plus forte compte tenu de la vétusté du réseau et des aléas climatiques rendant plus élevés les risques d’inondations. D’ailleurs, au niveau national, les députés ont proposé « d’intégrer la rénovation et la restructuration des réseaux d’eau et d’assainissement parmi les grandes priorités d’investissement ».

Et la commune est en sureffectif

Alors que les charges de personnel représentent 62% de l’ensemble des dépenses, très largement au-dessus des 55% de la moyenne nationale, aucun effort significatif n’est mis en place pour réguler les effectifs.  On peut comprendre le recrutement de nouvelles compétences, mais nous ne voyons pas en contrepartie de démarche significative pour supprimer des postes qui ne sont plus nécessaires du fait de la mise en commun de services avec le CCAS, le groupement de commandes avec la CPS, la numérisation, toutes sensées optimiser l’efficacité des services.