Les chemins de l’eau de ruissellement.

Les chemins de l'eau de ruissellement

Un risque permanent

Les chemins de l’eau de ruissellement. Orsay, ville aux quatre collines, avec sa rivière en fond de vallée a oublié les règles de l’eau inscrites dans des lieux tels le « bourbier ». LOrsay, ville aux quatre collines, avec sa rivière en fond de vallée a oublié les règles de l’eau inscrites dans des lieux tels le « bourbier ». L’eau suit toujours les mêmes chemins, comme celui des pentes goudronnées des résidences Le Chevalier d’Orsay et de Chevreuse ou du ru de Corbeville.

Des inondations récurrentes

Des inondations de pavillons se sont déjà produites à plusieurs reprises (2000, 2008, 2009, 2018) dans plusieurs quartiers (rue de Paris, avenue St Laurent, rue du Parc, fond du Guichet), toujours aux mêmes endroits lors de pluies importantes et concentrées sur quelques heures. Des réservoirs et des conduites d’évacuation ont été parfois réalisés   pour pallier ces phénomènes, mais généralement en nombre insuffisants et sous-dimensionnés (Les collecteurs d’eau pluviales débordent avenue St Laurent et au fond du Guichet), mal -entretenus ou laissés à l’état de projet, au profit d’ouvrages plus médiatiquement visibles (stades, maison Tati…) bien que moins fondamentaux.

Une infrastructure défaillante

Le premier devoir d’une commune envers ses citoyens est d’assurer leur sécurité dans tous les domaines. La récurrence des problèmes d’inondation par ruissellement montre que depuis de nombreuses années la ville d’Orsay n’a pas pris la dimension réelle du problème, lié à sa topographie, quand des pluies très abondantes et brutales se produisent. Ses réseaux ne peuvent évacuer les eaux devenues soudainement trop abondantes. Ses réservoirs sous-dimensionnés et en nombres insuffisants ne peuvent jouer leur rôle de rétention et de retardement des écoulements ; ceci a pour conséquence de faire déborder les collecteurs d’eaux pluviales. C’est le cas pour l’avenue St Laurent inondée par le ruissellement des pentes goudronnées en provenance des résidences en amont. Une demande avait été faite en 2000 par la mairie, à ces résidences pour qu’elles créées des bassins de retenue, mais rien n’a été réalisé.

Des travaux à engager en priorité

Dans la mesure où l’intensité de ce ruissellement ne peut être absorbé par le collecteur d’eaux pluviales, la mairie devrait se charger d’intervenir auprès de ces résidences afin que les travaux appropriés soient réalisés pour éviter ces inondations et ne pas laisser les riverains seuls face à ces nuisances répétitives et qui pourraient s’aggraver.

Urbanisme – négligence coupable

La situation topographique et géologique de notre ville l’expose aux problèmes d’évacuation des eaux, une menace permanente de désordres graves, dont notre municipalité ne prend pas vraiment la mesure.

Affaissement de terrain

L’avenue Saint Laurent a par exemple subi cet Automne un affaissement de terrain et de voirie qui devait arriver un jour.

Dans cette avenue en effet, il n’y a pas d’évacuation d’eaux pluviales et la pluie aboutit directement dans les canalisations des eaux usées. Le réseau d’assainissement n’est ni conforme ni écologique. Le diamètre des canalisations est insuffisant, de même que le nombre d’avaloirs.

Bassins de retenue absents

Par ailleurs, 2 bassins de retenue auraient dû voir le jour avant les nouvelles constructions à la Clarté Dieu. Les résidences en surplomb de l’avenue Saint-Laurent avaient aussi obligation dans leur permis de construire de réaliser chacune sur son terrain un bassin d’eaux pluviales. Depuis 2000 et malgré des inondations récurrentes rien de ceci n’a été fait. La mise en conformité des canalisations de l’avenue St Laurent n’est aujourd’hui pas planifiée.

Nouvelles constructions

Non seulement rien n’a été entrepris pour pallier ces carences mais de nouvelles habitations ont vu le jour rue de Paris, des constructions qui n’ont pas respecté non plus l’obligation de créer des bassins,  aggravant ainsi les problèmes sanitaires et de voirie pour l’avenue Saint Laurent, déjà submergée d’eaux qui, à chaque pluie abondante, inondent les riverains et mettent en danger les centaines de véhicules, entre autres des voitures utilitaires, tels que bus, ambulances, empruntant quotidiennement cette avenue.

Une situation connue et générale à Orsay

Le Maire connaissait l’insuffisance et la vétusté du réseau depuis le début de son premier mandat, et les reconnait aujourd’hui.

L’avenue Saint Laurent n’est malheureusement pas une exception ; d’autres situations à risque existent à Orsay, par exemple au Guichet.

Durant les 10 années où il a été au pouvoir, le Maire a donné priorité aux nombreuses fêtes et animations, à la construction des tennis couverts à Mondetour, à la Maison Tati et autres équipements de loisirs, au détriment de la protection de la ville et de ses citoyens.

Pour investir avec d’autres priorités

Il faut changer ces priorités, sans augmenter la fiscalité locale, car on ne doit en aucun cas sacrifier les investissements nécessaires au développement durable de notre commune.

Couvrir la N118 à Orsay

Bulletin Municipal Mars 2019

Parmi les villes du nord de l’Essonne, Orsay a le triste privilège d’être la seule dont les quartiers résidentiels sont coupés en deux par la N118 Cette voie rapide permet de relier Paris par le Pont de Sèvres à l’A10 juste à la sortie d’Orsay.  Car la N118 est aujourd’hui une voie majeure de communication. Et son rôle se trouve encore amplifié par la création de la « ville nouvelle Paris-Saclay » sortie ex-nihilo des terres agricoles fertiles du plateau de Saclay.

Compenser l’engorgement de la N118

Le nouveau complexe est engorgé, car l’Etat n’a pas fait le nécessaire : absence de schéma routier préalable, décalages à répétition de la réalisation de la ligne de métro 18. Les promoteurs du projet imaginent maintenant des solutions de fortune, telle qu’une voie prise sur la bande d’arrêt d’urgence de la N118 pour des transports en commun. Mais cette solution ne peut être acceptée que si, en contrepartie, l’Etat fait enfin le nécessaire pour protéger les riverains des nuisances de la N118. Aujourd’hui tous les paramètres sont au-delà des normes acceptables: bruits (90 dB et plus aux périodes de pointe), particules (CO2, NO2, NO… ). Quelle qu’elle soit, il faut que la solution apportée (casquette, couverture totale ou alvéolée comme au Kremlin-Bicêtre, autres murs plus efficaces et mieux conçus …) ramène les mesures dans les normes que l’Etat a lui-même fixées.

L’Etat doit assumer

On ne peut d’un côté taxer les citoyens pour diminuer pollutions et perturbations climatiques et de l’autre côté les empoisonner sciemment par des gaz et particules délétères. L’Etat doit assumer les conséquences de ses propres décisions puisque c’est lui qui, au travers de l’OIN, et des normes qu’il impose a créé cette situation insupportable.

Grâce à nous la mairie bouge enfin

La mairie d’Orsay n’avait jamais rien fait sur ce sujet pour défendre ses citoyens. Elle avait au contraire poussé un maximum de constructions au bord de la N118 qui, heureusement, n’ont pas toutes abouti (par exemple rue de Libernon, site actuel de Grand Frais). A la demande de notre groupe d’opposition, et dans le cadre de l’avis règlementaire de la commune sur la ZAC de Corbeville, le maire a enfin déclaré que « l’Etat doit se préoccuper en même temps d’améliorer significativement la protection des populations, par le recouvrement de la N118 dans sa traversée d’Orsay. »

Ce n’est qu’un début et la pression sur l’Etat doit être amplifiée.

Le conflit du SIOM

Bulletin municipale février 2019

Au terme d’une procédure d’appel d’offres lancée par le SIOM, le marché de collecte des déchets ménagers a été attribué à l’unanimité par le comité syndical à la Société SEPUR le 27 mars 2018, avec la participation des représentants d’Orsay. Ce contrat, débuté 1er novembre 2018 pour 8 ans, concerne 17 communes et 174.569 habitants.

Depuis cette date, 84 employés, auparavant salariés d’OTUS (entreprise sortante) sont en conflit avec SEPUR sur leurs conditions de transfert, avec les conséquences néfastes sur le ramassage que nous avons tous constatées.

Une position fluctuante

Dans le conflit du SIOM, D.ROS ne s’est pas illustré par la recherche d’une solution raisonnable, ni par la cohérence de ses propos.

Le 13 novembre dernier, il co-signe une lettre ouverte des maires du SIOM appelant « à la reprise immédiate du dialogue entre les représentants des instances syndicales CGT et la direction de la SEPUR, pour sortir le plus rapidement possible de cette grève. »

Le 18 décembre 2018, en opposition avec cette lettre ouverte, il fait voter à son Conseil Municipal une motion de soutien unilatéral aux employés ex-OTUS en conflit avec SEPUR, dans laquelle il dénonce « l’insuffisance d’écoute de la société SEPUR« , demande que « le SIOM instruise … des pénalités à l’encontre de SEPUR », et que « le SIOM étudie immédiatement la résiliation du contrat avec SEPUR ».

La lettre des maires en décembre

Le 20 décembre, nouveau revirement de D.ROS qui re-co-signe un document avec les maires du SIOM, dans lequel il déclare avoir « obtenu l’engagement de SEPUR de donner suite à plusieurs revendications : maintien des salaires… des 84 emplois… de l’affectation sur le site… », que « conformément au cahier des charges [la SEPUR] a missionné de nouveaux équipages… [qui] ont maintenu le service… », et qu’il est « totalement mobilisé pour contribuer à la poursuite du dialogue entre les deux parties« .

Le maire d’Orsay fait bande à part

Contrairement aux autres communes impactées, celle d’Orsay n’a pas jugé utile de diffuser cette lettre.

Comprenne qui pourra ! Il est vrai que le maire d’Orsay doit gérer des alliances politiques et électoralistes à géométrie variable !

Sortir du conflit par le haut

Quant à nous, opposition municipale, sensibles à la situation difficile que traversent les 84 employés ex-OTUS et respectueux des 200.000 usagers impactés, otages d’un conflit désastreux qui les dépasse, nous refusons d’instrumentaliser cette crise. Nous n’avons pas voté la motion partisane de M.ROS et nous soutenons le SIOM dans la recherche d’une issue négociée qui respecte les intérêts de tous.