Corbeville

Le complexe Paris-Saclay en cours de construction sur le plateau vise un grand destin national. Fort bien ! Mais les villes impactées auraient dû en tirer bénéfice pour leur population locale et ne pas seulement subir la dégradation de leur qualité de vie et de leur environnement.

Des plus values foncières

Pourtant, des richesses foncières ont été vendues aux promoteurs à l’occasion du départ des écoles vers Paris-Sacly (Pharmacie et Centrale à Chatenay, Agro à Paris, ENS à Cachan…). Une partie aurait dû servir à aider les villes accueillantes à s’adapter au projet et au futur environnement sur le plateau, notamment pour les moyens de transport avec le plateau de Saclay.

Trois lieux-dits

Paris-Saclay a trois lieux-dits qui chacun vivent leur vie. Celui du Moulon est bien avancé, les étudiants commencent à arriver. Celui de l’X est le premier à avoir pu vraiment fonctionner. Reste Corbeville, le dernier-né qui n’arrive pas à décoller.

Des écoles

Paris-Saclay a plein d’écoles avec sélection sévère à l’entrée, toutes réputées : à l’ouest Centrale-Supelec, ENS et Pharmacie, à l’est Polytechnique, ENSTA et Sup d’Optique. Saclay a le CEA, Bures l’IHES, Gif le CNRS. Orsay avait l’Université Paris XI, certains labos bien réputés. Pour Corbeville, sur Orsay, il ne reste plus aucun établissement de prestige.

Des transports

Paris-Saclay a des transports qui iront d’est en ouest et réciproquement. le Transport en Site propre (TSP) par  bus, premier créé est opérationnel et sera complété par le ligne de métro 18 qui finira bien par arriver. Pour Corbeville vers la vallée rien n’a encore été décidé. Pourtant la N118 et ses trois ronds-points, tous sur Orsay, irriguent seuls, à la fois, Courtaboeuf et Paris-Saclay. Semblables à l’Arlésienne, les projets, souvent évoqués ne se concrétisent jamais.

Mais Orsay est mal loti

Palaiseau aura son école internationale, Gif aura son Collège. Orsay n’a pas grand-chose et attend depuis longtemps la couverture de la N118 dans sa traversée d’Orsay, déjà préconisée dans les années 80 par le centre Scientifique et technique du Bâtiment (CSTB), devenue encore plus indispensable avec l’engorgement amené par le développement de la circulation avec Paris-Saclay.

Avec la ZAC de Corbeville, Orsay est bien le perdant. Les maires de GIf, Palaiseau, Bures et Saclay ont réussi à faire converger leurs propres intérêts. Mais qu’a réellement défendu pour sa ville le maire d’Orsay dans les négociations et les attributions ?

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