Couvrir la N118 à Orsay

Bulletin Municipal Mars 2019

Parmi les villes du nord de l’Essonne, Orsay a le triste privilège d’être la seule dont les quartiers résidentiels sont coupés en deux par la N118 Cette voie rapide permet de relier Paris par le Pont de Sèvres à l’A10 juste à la sortie d’Orsay.  Car la N118 est aujourd’hui une voie majeure de communication. Et son rôle se trouve encore amplifié par la création de la « ville nouvelle Paris-Saclay » sortie ex-nihilo des terres agricoles fertiles du plateau de Saclay.

Compenser l’engorgement de la N118

Le nouveau complexe est engorgé, car l’Etat n’a pas fait le nécessaire : absence de schéma routier préalable, décalages à répétition de la réalisation de la ligne de métro 18. Les promoteurs du projet imaginent maintenant des solutions de fortune, telle qu’une voie prise sur la bande d’arrêt d’urgence de la N118 pour des transports en commun. Mais cette solution ne peut être acceptée que si, en contrepartie, l’Etat fait enfin le nécessaire pour protéger les riverains des nuisances de la N118. Aujourd’hui tous les paramètres sont au-delà des normes acceptables: bruits (90 dB et plus aux périodes de pointe), particules (CO2, NO2, NO… ). Quelle qu’elle soit, il faut que la solution apportée (casquette, couverture totale ou alvéolée comme au Kremlin-Bicêtre, autres murs plus efficaces et mieux conçus …) ramène les mesures dans les normes que l’Etat a lui-même fixées.

L’Etat doit assumer

On ne peut d’un côté taxer les citoyens pour diminuer pollutions et perturbations climatiques et de l’autre côté les empoisonner sciemment par des gaz et particules délétères. L’Etat doit assumer les conséquences de ses propres décisions puisque c’est lui qui, au travers de l’OIN, et des normes qu’il impose a créé cette situation insupportable.

Grâce à nous la mairie bouge enfin

La mairie d’Orsay n’avait jamais rien fait sur ce sujet pour défendre ses citoyens. Elle avait au contraire poussé un maximum de constructions au bord de la N118 qui, heureusement, n’ont pas toutes abouti (par exemple rue de Libernon, site actuel de Grand Frais). A la demande de notre groupe d’opposition, et dans le cadre de l’avis règlementaire de la commune sur la ZAC de Corbeville, le maire a enfin déclaré que « l’Etat doit se préoccuper en même temps d’améliorer significativement la protection des populations, par le recouvrement de la N118 dans sa traversée d’Orsay. »

Ce n’est qu’un début et la pression sur l’Etat doit être amplifiée.

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