Orsay en partage


Nous n’héritons pas de la terre de nos parents

Mais nous l’empruntons à nos enfant. Par ces mots Saint-Exupéry faisait ressortir la fugacité de l’existence humaine au regard de celle de la terre qui nous emmène dans sa course.

Les hommes politiques qui nous gouvernent, et particulièrement les maires, les plus proches des citoyens, devraient méditer cette phrase et faire preuve de plus de sagesse à l’égard de la ville et des citoyens dont ils ont temporairement la gestion.

Et nous, que laisserons nous d’Orsay à nos enfants ?

  • Ou bien une ville verte, nichée au croisement de deux vallées, où il a fait bon vivre pendant des décennies, ni trop près, ni trop loin de la capitale, une ville à dimension humaine avec un habitat varié et dispersé et des équipements suffisants pour ses habitants, une ville capable de tisser des liens économiques, culturels, de mobilité avec ses voisines, ou
  • Ou bien une ville bétonnée et dénaturée, voulue par un maire qui par son PLU, privilégie la construction d’immeubles massifs là où avant il y avait des pavillons, des jardins voire des champs et des bois. Un bétonnage voulu aussi par l’Etat qui, sous prétexte d’un projet de dynamisation de l’innovation technologique dans notre pays, projet aujourd’hui oublié, crée une ville nouvelle, complètement artificielle et ultra densifiée sur un plateau initialement à vocation agricole.  Sur le plateau de Corbeville 4000 logements sont prévus, avec des tours hautes de 25m. Au centre-ville, les nouveaux immeubles surgissent à foison et le maire persiste à vouloir densifier l’Ilot de la Poste.

Pour une véritable concertation

Bien sur, les responsables locaux et nationaux organisent des « concertations » (réunions d’information ou enquêtes publiques), qui n’en sont pas vraiment car le citoyen ne peut s’exprimer que sur les détails de mise en œuvre et non sur les orientations fondamentales. C’est pourquoi ces « concertations » réalisent une audience faible auprès de la population.

Et pourtant les orcéens sont particulièrement civiques comme en témoigne leur fort taux de participation aux différentes élections.

Prenons notre destin en main


Néanmoins, chers amis, il faut donner votre avis, dans les enquêtes publiques et celles que lancent des associations comme la nôtre. Ainsi, vous avez pu imposer le maintien de Grand Frais à Mondétour. Vous pouvez donc toujours peser sur les projets qui vous concernent aujourd’hui.

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